Avoir une période de creux dans son projet… Honte ou pas ?

Bonjour à tous et toutes !

C’est Ambrea Taddy, la madame qui a monté tout ce bazar. Aujourd’hui, j’aimerai qu’on prenne le temps de parler d’un sujet que les créatifs connaissent bien : La période de creux, la page blanche, le manque de temps ou d’inspiration, le moment où on sent que ça ne va plus. C’est un peu ce qui nous est arrivé depuis septembre.

Cette période vide, souvent on en a peur. On se dit qu’il faut qu’on avance, qu’on travaille, qu’on fasse des choses, mais on n’y arrive pas. Et du coup, c’est l’angoisse qui arrive. On se maudit. Pourquoi est-ce que je ne suis pas capable d’avancer comme je veux ? Est-ce que j’ai un souci ? Peut-être que je suis trop ambitieux. Ou que ce projet n’est simplement pas fait pour moi.

Je peux continuer longtemps dans ces mauvaises pensées, ces sentiments qui nous rongent peu à peu. Vous voyez où je veux en venir. Mais si je suis là, ce n’est pas pour rajouter des coups de martinet à ceux que vous vous mettez déjà mentalement. C’est au contraire pour en parler, pour désacraliser ces moments qui arrivent forcément mais qui se dressent face à nous comme des murs infranchissables. Nous sommes des créatifs, nous avons la puissance et le courage de sortir des images de nos têtes et les coucher sur le papier, l’écran, la toile, ou tout autre matériel dont on a envie ! Alors ce mur, au final, c’est juste une construction en argile, non ?

 

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Parlons d’abord de notre perte d’activité de la fin d’année.

Ce qu’il s’est passé n’est pas bien sorcier. Pour résumer, nous sommes une équipe qui compte beaucoup de membres avec chacun sa spécialité. Mais celle qui porte le projet sur son dos, c’est quand même moi, Ambrea. Alors quand j’ai trouvé un nouveau travail alimentaire, plus éprouvant que les précédents, nos projets étaient voués à ralentir. Je rentrais fatiguée, démotivée, souvent malade, avec envie de tout sauf de travailler. Les journées étaient assez douloureuses comme ça, pourquoi en rajouter ?

Mais je n’étais pas seule. Si je n’étais pas là pour donner les instructions de mise en page à John, dessiner les illustrations, écrire ou corriger les textes du codex, commander des scénarios à Léo, réaliser des commissions et des devis que Khaish’an pourrait entrer dans la comptabilité, préparer de nouveaux textes que Buddakhiin pourrait mettre sur le site… Bref, c’est compliqué de travailler.

Attention, je ne suis pas en train de me plaindre ! Mon soucis, c’est que je voulais tout faire toute seule. Et évidemment, ça ne fonctionne pas comme ça !

C’est normal dans la vie d’une personne de devoir se reposer, se détendre, voir du monde, sortir, ou au contraire rester au lit. Mais je supprimais tous ces moments importants. La seule chose que je gardais, c’était le travail. Donc à un moment, quand encore plus de travail arrive (dans ce cas, mon nouveau job), l’équilibre déjà fin se rompt. Et c’est le grand mur qui se dresse mentalement devant vous.

Vous l’avez probablement déjà connu, cet énorme pan de mur qui vous cache la vue. Il vous a probablement déclenché de nombreuses vagues de culpabilité, parce que vous vous en vouliez de ne pas réussir à le franchir. Mais alors, comment fait-on dans ces cas-là ? On abandonne ?

Certainement pas ! Je ne connais pas la méthode absolue, celle qui aidera tout le monde, mais je peux néanmoins vous apporter mon expérience. Alors laissez-moi vous expliquer comment j’ai réussi.

 

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Contourner la période de creux, au lieu de l’affronter en face.

C’est aussi bête que ça. J’ai bloqué fin septembre, j’ai bloqué tout octobre, et puis il y a quelque chose qui m’a aidé. Le nanowrimo.

Alors ceux qui n’écrivent pas de livres se demandent certainement quel est ce mot étrange. Non, je ne parle pas swahili, le nanowrimo est le national novel writing month : le mois national d’écriture de romans. C’est un événement international auquel des milliers d’auteurs participent en novembre tous les ans. Le but est d’écrire 50 000 mots (l’équivalent d’un bon roman de 200 ou 300 pages) en un seul mois. C’est un vrai challenge ! Et j’y participais à chaque fois, depuis la publication de mes premiers romans quand j’avais 12 ans. C’est un challenge qui a fait mon adolescence, qui m’a permis de découvrir ce don et ce plaisir qu’est l’écriture. Et j’ai toujours associé ça à un grand moment de joie et de dépassement de mes limites.

On était sur la fin d’octobre. Je reçois le mail international : Préparez-vous, le nanowrimo va commencer. Je me rappelle de tous les excellents moments que j’ai passé avec mes amis auteurs (certains avec une petite renommée, certains inconnus du public, tous de très bons amis), et je me dis “J’ai bien envie d’écrire un petit roman, un truc simple…”

Ce n’était pas du tout le travail que j’étais censée faire. Je devais terminer les illustrations pour l’Allée d’Orphée, corriger les textes du codex, rédiger des publications pour les réseaux sociaux, faire de l’administratif… Devant tous ces points, le mur se dressait. Mais rien devant un petit texte de rien du tout.

J’ai écrit une ligne. Un paragraphe. Une page. Un chapitre. Et avant que j’ai pu m’en rendre compte, j’en étais à 300 pages en seulement 2 semaines, et je m’amusais comme une petite folle ! Et à partir de là, les choses se sont débloquées au fur et à mesure.

Je n’ai pas essayé de briser ce mur. Je l’ai contourné avec autre chose, une activité qui ressemblait à ce que je devais faire, mais qui m’amusait beaucoup plus. Parce que c’est ce dont j’avais besoin : De m’amuser en arrêtant de me martyriser mentalement.

 

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Retourner aux sources

Pourquoi je fais ça ? Pourquoi j’ai lancé l’Allée d’Orphée ?

Parce que j’aime écrire. Raconter des histoires. Inventer des personnes et des univers. Raconter des vies, de l’amour, de l’espoir, de la tristesse, du déchirement, de la colère…

Alors si vous aussi vous voyez un mur devant vous, si la page blanche vous enserre entre ses griffes, ne vous battez pas. Laissez-la bloquer l’accès à votre travail pénible. Et à la place, souvenez-vous pourquoi vous avez commencé vos projets. Souvenez-vous de ce qui vous plaît.

S’aimer et aimer ses projets, c’est la clé. Sinon, on n’arrive plus à avancer. C’est ce que nous rappellent les périodes de creux.

 

Sur ce, j’espère que cet article vous aura été utile et je vous souhaite un excellente nouvelle année !

Ambrea Taddy

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